Produit en couleur

Découvrez l’univers de la Route de la Soie à travers ce premier volet qui nous fait voyager en Afrique du Nord …

Joyeux tumulte d’une cité d’Afrique du Nord, nichée dans un pli de montagne. Lumière poudrée de la Médina, venelles voûtées, escaliers secrets. La vue est happée par la splendeur des ocres et des mauves. Un festival de merveilles fraîches, frites, grillées, fumées, roses, vertes, bleutées, carmin, tout se mélange, se confond : plonger au cœur de ce monde revient à mordre dans d’infinies nuances.  Akrame part ainsi à la conquête de la couleur, dont il veut faire un ingrédient concret de sa cuisine.  Parce qu’elle ne se contente pas d’accompagner le goût : elle fait partie de lui. Shirvan est le produit de ce lacis de ruelles, de ce bazar magnifique, qui colorent les plats et y projettent des images d’un Orient si dense qu’on a l’impression de s’en nourrir.

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Une invitation au voyage

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Ici, la cuisine est un voyage qui se fait à plusieurs. Les mets se déploient, forment des bosses, des montagnes, les herbes fraîches en abondance tapissent vallées de céréales, landes de légumes, la croûte du pain est une terre qui palpite, fume, s’allume de reflets bruns, fauves, bronze et, dans une lumière impossible à décrire, la table est soudain un paysage qui se parcoure avec les doigts. Dune de riz recouverte d’agneau mijoté, parfums de fleur d’oranger, myriade d’amandes, à chaque étape règne une atmosphère tranquille. Lorsque les hommes et les femmes festoient, c’est comme s’ils prenaient la route. Cela s’explique par les déplacements que permet cette cuisine : vers la fraîcheur quand l’air est sec et brûlant, vers une bienfaisante chaleur quand le désert devient glacé. Shirvan s’inspire de cette cuisine de l’aventure, qui rapproche les âmes : manger se dit aussi partir. 

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Partage autour de la table

En mettant le partage au cœur de sa cuisine, Akrame cherche à éveiller chez ses convives, voyageurs immobiles, un appétit commun pour l’étrange beauté du monde. Une cuisine humaniste, qui développerait notre curiosité des autres tout en nous rendant soudain présents à nous-mêmes. Nous n’avons pas quitté la ville et déjà nous rêvons à la joie d’un repas de caravansérail de désert, aux poissons grillés dans des îles aussi grandes que des confettis, et plus loin encore, au sorbet à la rose dégustés sous les orangers d’un jardin de Shiraz. C’est le sens du partage qui permet cette vision de l’Orient comme un seul et même jardin, source de richesse et de diversité.

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